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jan
30

Radio-Canada signe une entente avec une firme bizarre de chasseurs de primes américains qui se spécialisent en droit d’auteur

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La société Radio-Canada (CBC) s’est inscrite auprès de la société américaine iCopyright, qui est en fait une organisation grotesque de chasseurs de primes spécialisée en droits d’auteurs Canadiens. iCopyright est aussi utilisée par l’American Press (AP) afin de vendre des licences ridicules afin de supposément accorder le droit de citer des articles. Comme si la notion de « fair use » ou « fair dealing » n’existait pas. De plus, iCopyright n’offre aucun service en français.

iCopyright offre des “licences” de droit d’auteur, qui selon eux donneraient le droit a leur détenteurs d’utiliser des articles et des reportages de Radio Canada alors que le tout est déjà financé par les contribuables Canadiens. iCopyright présenteses services avec des conditions qui frisent le ridicule. Ca ressemble à une très mauvaise blague. Ils exigent le versement de paiements mensuels et que vous acceptiez de ne pas critiquer Radio-Canada. Le tout est en anglais seulement, ce qui contrevient, selon moi, a La loi sur les langues officielles. hyperlien

La cerise sur le sundae, c’est que iCopyright offre une récompense de $1000,000 (oui j’ai bien dit un million) pour rapporter (stooler) les blogueurs qui ne paient pas. Ce que iCopyright ne dit pas c’est que tout le monde au Canada a le droit de citer de façon raisonnable un auteur (y compris Radio-Canada) pourvu qu’il mentionne sa source. De plus, la loi au Canada AUTORISE l’utilisation équitable d’une œuvre ou de tout autre objet du droit d’auteur aux fins de la critique. Le paragraphe 29.1 de la Loi sur le droit d’auteur se lit comme suit :

« L’utilisation équitable d’une oeuvre ou de tout autre objet du droit d’auteur aux fins de critique ou de compte rendu ne constitue pas une violation du droit d’auteur à la condition que soient mentionnés :
a) d’une part, la source;
b) d’autre part, si ces renseignements figurent dans la source :
(i) dans le cas d’une oeuvre, le nom de l’auteur,
(ii) dans le cas d’une prestation, le nom de l’artiste-interprète,
(iii) dans le cas d’un enregistrement sonore, le nom du producteur,
(iv) dans le cas d’un signal de communication, le nom du radiodiffuseur. »

lien de la source

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Merci pour rien Radio-Canada

Radio-Canada lance sa plateforme de télé en ligne – Actualités

Soirée Excellence La Presse Radio-Canada

jan
26

Sexe, drogue… et économie : Pas de sujet tabou pour les économistes !

Author Starfury    Category Affaires, Livres     Tags


Prix: EUR 19,50 EUR
Neuf à partir de: EUR 18,52 En stock


Vous pensez que votre vie privée ne regarde que vous ? Détrompez-vous ! Aujourd’hui, les économistes sont partout : sexualité, drogue, éducation, mondes virtuels, environnement, bonheur, autant de sujets sur lesquels ils se penchent avec le plus grand intérêt, décryptant les comportements, analysant les interactions. Leurs conclusions peuvent déranger : ainsi, on découvre dans ce livre que la polygamie offre de nombreux avantages et qu’elle serait favorable aux femmes ; ou que l’interdiction de fumer dans les lieux publics ne diminue pas le nombre de cancers du poumon. Et ce n’est pas tout ! Si l’on se tourne vers des sujets plus classiques de l’économie, qu’il s’agisse de la dette publique, des grandes institutions internationales ou de la corruption, on s’aperçoit que leurs réflexions vont toujours à l’encontre de ce que l’on attend d’eux. L’économie serait-elle devenue un nouvel art de la provocation ? En fait, ce qu’il faut comprendre c’est que les économistes ont profondément changé depuis quelques décennies. Après l’âge d’or de l’après-guerre qui a vu le triomphe des théories keynésiennes avec une croissance et un emploi au plus haut, les années 70 furent bien cruelles. Inflation et chômage se mirent à croître de concert, les pays pauvres allèrent de crise financière en crise financières et toutes les prévisions économiques se virent régulièrement démenties. Qu’ont fait les économistes ? Ils se sont enfermés dans leurs laboratoires et plutôt que d’essayer de changer le monde ils se sont efforcés de le comprendre. Aujourd’hui, ceux qui sont le plus considérés par leurs pairs sont de parfaits inconnus pour le grand public. Et ils ont complètement révolutionné leur science : ils se sont mis à étudier le comportement des gens, ont profité de l’essor des nouvelles technologies et des outils mathématiques, et appliqué leurs nouveaux outils à des sujets sur lesquels on ne les attendait pas. Avec une préoccupation unique : vérifier que les choix réalisés correspondent à la meilleure affectation possible des ressources. C’est ce regard froid et bien éloigné des considérations bien pensantes qui peut déranger. Avec talent et humour, Alexandre Delaigue et Stéphane Ménia poursuivent ici le travail qu’ils ont entrepris sur leur blog il y a sept ans pour vulgariser les travaux les plus sophistiqués des économistes et les rendre accessibles à un public large (D. Kahneman sur la psychologie, R. Easterlin sur le bonheur, G. Becker sur la criminalité)). Iconoclaste et instructif, ce livre présente leurs raisonnements et conclusions sur 24 sujets contemporains. Pour tous ceux qui veulent comprendre ce qu’est l’économie aujourd’hui et à quoi elle sert.

jan
26

Rien ne va plus en France: comme d’habitude!

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Le clown présidentiel français, Nicolas Sarkozy, était le clou du spectacle a TF1 pour un show médiatique censé lui donner un nouveau souffle dans l’opinion. Avec des sondages qui le mettent à plus de 60% d’opinions défavorables, Nicolas Sarkozy a tenté de rassurer les Français en leur promettant une baisse de chômage alors qu’il n’a aucun pouvoir réel de le faire!

Avant de débuter, il est bon de souligner à nos lecteurs français que même sous Sarkozy, la France est perçue en Amérique du Nord comme un pays socialiste. Si Sarkozy était politicien au Canada ou aux USA il serait perçu comme étant de gauche.

L’autre jour, j’ai reçu un courriel d’une de mes lectrices qui en avait « assez » de me voir critiquer la gauche. Elle écrit dans son mail en parlant du système social français :

« Les français ne sont peut-être pas parfaits, mais ont une bonne forme de socialisme et l’on devrait les imiter. »

Je peux vous fournir toutes sortes de statistiques prouvant que les Français ont créé une société économiquement non-viable. La meilleure démonstration de ce fait, me vient d’un chroniqueur du New York Times, journal démocrate, fort enclin a vanter les mérites de la France :

«Pendant dix ans, j’ai vécu de temps à autre en France et plus tard j’ai déménagé aux États-Unis. Nul ne pourrait abandonner les multiples plaisirs offerts par le savoir-vivre, la gastronomie et le chic français pour le champ de bataille de l’ambition nord-américaine sauf pour une chose : la possibilité.

Vous reconnaissez la possibilité lorsque vous la respirez. Pour un immigrant, elle repose sur la facilité de l’identité américaine (ou canadienne) et les horizons illimités comparé a l’espace étroit des nations européennes et l’attention étouffante de l’état-nounou européen, qui rend le fait de ne pas travailler plus attrayant que celui de travailler. »

Le mot clé dans cette citation est « possibilité » car il nous montre vraiment ce qu’est le capitalisme. Vous travaillez une heure de plus afin que le patron vous remarque et vous offre une promotion. Vous mettez votre maison en garantie afin de démarrer votre entreprise pour la possibilité de devenir le prochain Google ou Microsoft. Vous dépensez toutes vos économies afin d’envoyer vos enfants dans les meilleures universités pour leur offrir la possibilité de réussir.

Comme le chroniqueur du New York Times le disait si bien, la France a perdu cela. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi, avec ses lois archaïques, ses programmes sociaux insensés, son système d’éducation médiocre et gratuit, ses enclaves d’immigrés sans papiers et sans droits, ses millions de jeunes chômeurs et sa dette publique énorme, le tout faisant de la France un pays fort amusant à visiter mais très déprimant à habiter. (Sauf pour les immigrants du tiers-monde il va s’en dire.)

J’ai déjà mentionné dans plusieurs de mes billets, comment nos gouvernements, ne pensent pas plus loin que leur bout du nez. Ils « essaient de régler des problèmes avec des solutions qui leur paraissent évidentes sans penser aux conséquences de ces solutions » pour citer le grand économiste Thomas Sowell. Ce n’est pas nous, nord-américains, qui ont inventé cette étroitesse d’esprit et cette façon de penser à court terme, ce sont les Français. Les pouvoirs politiques successifs en France ont décidé que la meilleure manière de conserver le plus de gens possible au travail était de mettre en place une multitude de lois et de règlements que les employeurs doivent suivre. Nous avons entendu parler de leur semaine des 35 heures et de leurs vacances de cinq semaines l’été, mais ce n’est pas tout! La montagne de règlements qu’un employeur doit suivre en France afin d’embaucher ou de congédier quelqu’un, ferait rougir n’importe quel de nos syndicalistes.

Ce que la France a oublié c’est que pour chaque action en politique il y a une réaction opposée. La conséquence de toutes ces lois et règlements durant ces trente dernières années a justement crée plus de chômage. C’est ça que ni Sarkozy, ni les autres ne semblent pas comprendre. C’est juste une question de bon sens! Si vous pouvez congédier ou engager comme bon vous semble vous serez disposé à prendre plus de risques en engageant un nouvel employé, plus particulièrement un jeune sans expérience. Mais lorsque la volonté d’embaucher devient un contrat à vie vous ferez très attention a qui vous engagez.

Le chiffre nous montre ce qui se passe en France. Plus de 24% des jeunes sont au chômage. Afin de combattre ce fléau, en 2005, Dominique de Villepin a mis en place un autre règlement le contrat de nouvelle embauche, plus communément appelé CNE, c’était un type de contrat de travail de deux ans permettant aux entreprises de vingt salariés au plus d’embaucher n’importe qui en dessous de 26 ans, sans avoir toutes les contraintes habituelles. Cela assouplissait les règles de congédiement permettant ainsi aux employeurs de prendre plus de risques et d’embaucher plus de jeunes sans expérience. Mais, bien entendu, les jeunes Français qui ont grandi dans un pays où l’emploi est perçu comme un droit ont vu le contrat de nouvelle embauche comme une « institutionnalisation de l’insécurité ».

C’est peut-être pourquoi les jeunes Français ont la réputation de ne pas êtres très malins. À peu près tous les étudiants post-secondaires en France vont dans des universités gratuites sans limitation à l’inscription. ( Sans examens à note minimale ou moyenne) De plus, les professeurs sont des fonctionnaires de l’état, ce qui est logique dans un pays ou 25% de tous les salariés proviennent du secteur public.

Le résultat de cette approche non-discriminatoire, gauchiste et rose bonbon, c’est que la France a un taux d’abandon et d’échec scolaire de plus de 40%, des salles de cours pleines à craquer, des universités sans aucun intérêt pour la recherche, et la distinction de ne pas avoir une seule université dans le classement des 40 meilleures du monde. La France a seulement trois écoles classées dans les 100 meilleurs du monde et une foule de chercheurs et de scientifiques qui se sont enfuis à l’étranger.

Si on combine une éducation épouvantable avec un gouvernement qui se comporte comme le service des ressources humaines de l’enfer faisant la microgestion des relations entre employés et patrons de chaque entreprise du pays. Ne soyez pas surpris que cela ne met pas la France sur le chemin de la prospérité et cela ne m’étonne pas qu’elle n’ait eu aucun succès économique réel depuis les trente dernières années. Et les chiffres nous le montrent ! Le gouvernement français taxe 44% du PIB chaque année (la zone euro a une moyenne près de 40%) ce n’est pas encore assez. Quelqu’un doit payer pour l’éducation gratuite, le système de santé, la sécurité sociale et les semaines de 35 heures, et à présent ce sont les créditeurs de la France qui paient. Un rapport gouvernemental soulignait que sans changement drastique, la dette Française allait être de 66% de son PIB aujourd’hui a 100% en 2014.

La meilleure citation que j’ai lue depuis quelques temps au sujet de la France provient d’un article du magazine The Economist expliquant comment la France adopte le capitalisme que quand cela l’arrange :

« (La France) … possède un socialisme archaïque ou personne ne comprend que la richesse doit être créée avant d’être partagée. »

J’ai horreur de le dire, mais cette leçon pourrait être donnée aussi à certains de mes compatriotes Canadiens.

Sommes-nous, au Québec et dans le reste de l’Amérique du Nord, destinés au même sort? Si on continue comme ça, oui! La preuve constatez comment le magazine The Economist décrivait l’attitude générale en France :

« [En France] il y a une culture persistante de méfiance vis à vis le profit et une démonisation des gens d’affaires, le tout encouragé par une gauche dominante qui assimile encore et toujours le mot efficacité à injustice. »

On croirait entendre un discours de Québec Solidaire !

Demandez-vous ceci, allons nous vers cette manière de penser avec toutes nos lois et nos règlements rose bonbon?

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Hayek vs Keynes en rap

Le meilleur de l’intervention de Sarkozy

Warning: Chômage
Corine Lesne nous dit « Les Américains n’ont pas l’habitude d’un taux de chomage à 10 %. Et encore moins du chomage de longue durée. » C’est pas comme en France hein!

Sarkozy plus c’est gros plus ca passe

avr
17

Les journalistes racontent n’importe quoi

journaliste-singeIl y a longtemps que je sais que bien des éditorialistes ne verifient pas leurs sources ou bien « botchent » ce qu’ils font publier.

Voici la copie d’un courriel envoyé à l’éditorialiste Ariane Krol de La Presse concernant un de ses éditoriaux ou elle raconte la déconfiture de Greenspan. À mon avis c’est un texte digne d’un étudiant de secondaire 1. Il me semble qu’un minimum de rigueur journalistique ne semblait pas être de mise ce jour-là. Cliquez ici pour en télécharger la copie PDF que j’ai trouvée sur le net ou accédez-y directement sur Cyberpresse si il ne l’ont pas encore retiré.

— Debut du courriel —
Madame,

Je suis tombé par hasard sur votre éditorial intitulé « Le mea-culpa de
Greenspan » et publié en octobre dernier sur Cyberpresse.

Premièrement Ayn Rand n’était pas « une philosophe libertarienne » comme
vous l’écrivez si bien. (Et je parie que vous n’avez jamais lu un de
ses livres). Tout le monde sait qu’elle est une philosophe
objectiviste. On voit tout de suite que vous ne vérifiez pas vos
sources.

Deuxièmement, votre analyse comporte beaucoup de failles. C’est
justement l’intervention du gouvernement qui a causé cette crise et
celle des subprimes en 2007 et non celle du libre marché. Libre marché
veut dire : libre de toute intervention gouvernementale. Or tout le
monde sait que le gouvernement Américain est intervenu massivement
dans le marché de l’immobilier au cours des dernières décennies en
garantissant la solvabilité des prêt hypothécaire causant ainsi un
faux de sentiment de securité. C’est ça qui a causé la crise
hypothécaire et non le libre marché!

Troisièmement Greenspan n’avait pas la philosophie du libre marché…. [ Si vous n'êtes pas d'accord vous auriez pu au moins faire mentions du fait que beaucoup de gens ne croient pas que Greenspan était vraiment en faveur du libre marché et ce, depuis longtemps. (Il l'a été par le passé)]

Voici un article du Ayn Rand Institute de Washington qui explique pourquoi.

——-

Greenspan Has No Free Market Philosophy
October 24, 2008

Washington, D.C. –Opponents of the free market are giddy at Alan
Greenspan’s declaration that the financial crisis has exposed a « flaw »
in his « free market ideology. » Greenspan says he is « in a state of
shocked disbelief » because he « looked to the self-interest of lending
institutions to protect shareholder’s equity »–and it didn’t.

But according to Dr. Yaron Brook, executive director of the Ayn Rand
Center for Individual Rights, “any belief Greenspan ever had in truly
free markets was abandoned long ago. While Greenspan long ago wrote in
favor of a truly free market in banking, including the gold standard
that such markets always adopt, he then proceeded to work for two
decades as leader and chief advocate of the Federal Reserve, which
continually inflates the money supply and manipulates interest rates.
Advocates of free banking understand that when the government inflates
the currency, it artificially increases prices and causes booms in
certain sectors of the economy, followed by inevitable busts. But not
only did Greenspan lead the inflation behind the .com bubble and the
real estate boom, he blamed the market for their treacherous
collapses. Greenspan should have recognized that what he wrote in 1966
of the boom preceding the 1929 crash applied here: ‘The excess credit
which the Fed pumped into the economy spilled over into the stock
market–triggering a fantastic speculative boom.’ Instead, he
superficially blamed ‘infectious greed.’

“Should it be any shock that Greenspan now blames the free market for
today’s meltdown–rather than the Fed’s policies, which fueled an
inflationary housing boom, which rewarded reckless lenders and
borrowers from Wall Street to Main Street? Greenspan didn’t mention
the word ‘inflation’ once in his testimony.

“Whatever Greenspan’s economic philosophy is, it is not anything
resembling a free market.”

— Fin du courriel —

Pour conclure…

Ayn Rand

Ariane Krol n’a probablement même pas vérifié qui était Ayn Rand. Ayn Rand était une femme si célèbre qu’elle a apparu sur un timbre-poste aux Etats-Unis et elle est connue dans tous les milieux académiques comme étant une des plus grandes philosophes de l’histoire des Etats-unis. C’est pourtant facile pour une éditorialiste comme Mme Krol de s’informer sur le sujet avant de pondre son texte. Il semble évident qu’on lui a dit quoi écrire.

Il est bien plus facile pour des étatistes comme Mme Krol de désinformer la population en leur disant que tout est de la faute du libre marche et du capitalisme et que seul l’état peut les sauver. (C’est ce que Lénine disait au peuple Russe.)

Si vous désirez plus d’information au sujet d’Ayn Rand consultez les liens suivants :

mar
15

Cessez de Blâmer le Capitalisme Pour les Échecs du Gouvernement

En commentant sur la crise le Président Français Nicolas Sarkozy a affirmé récemment que le “laissez-faire” économique était terminé. Que le règne des marchés tout-puissants qui savent tout mieux que tout le monde est terminé.

Au Québec, l’ex-Premier Ministre Bernard Landry nous parle dans ses conférences de plus de réglementation pour solutionner la crise. Plus à gauche il y a Québec Solidaire qui par le biais de son unique député Amir Kadhir met la faute sur « ces pouvoirs financiers de Wall Street, de Bay Street, de Québec inc. » qui auraient imposé leur loi économique, « leur appétit pour la spéculation, le profit maximum, une économie casino ». Au fédéral, Stephen Harper joue le jeu de la gauche afin de garder le pouvoir.

En fait, ils partagent le point de vue de bien des gens, incluant en partie celui du Président Obama, qui pense que la crise a été causée par “l’avidité effrénée” du marché qui aurait été déclenchée par des décennies de dérégulation de l’économie. La solution proposée afin de résoudre la crise consiste en une intervention massive de l’État. Que ce soit plus de fond de dépannage (bailout), plus de réglementation, des nationalisations ou d’autre combines du genre. La seule question que l’on entend depuis le premier jour c’est, comment le gouvernement va-t-il intervenir? , et non, le gouvernement devrait-il intervenir?

Aux États-Unis le problème est plus large que la crise. Il y a des millions d’Américains sans assurance maladie? C’est parce que l’on a laissé le système de santé aux mains de la libre entreprise nous dit-on. La solution: la prise de contrôle complète de la médecine par le gouvernement. Quelques entreprises auraient commis de la fraude? Cela doit être parce que l’on n’a pas assez réglementé le monde des affaires. La solution : ralentissons les corporations avec des lois du genre Sarbanes-Oxley.

Au Québec suite aux pertes de la Caisse de Dépôt et de Placement on réclame plus d’intervention gouvernementale tout mêlant politique et affaires.

« Québec Solidaire a raison de dénoncer leur influence excessive: elles n’ont pas de leçons à donner au Québec. »  nous dit Louis-Philippe Lafontaine dans son billet intitulé « La dictature des agences de notation ». Par le Quebec il entend le gouvernment du Quebec. Alors qu’en fait c’est le gouvernement du Québec qui devrait se désengager de la CDP et laisser les lois du marché suivre leurs cours sans « contrôle démocratique ». Le contrôle démocratique est contraire à la liberté que doit avoir le monde des affaires. Le problème c’est que démocratie ne veut pas dire liberté. La démocratie c’est simplement le majoritarisme, qui est par nature incompatible avec la vraie liberté offerte par le capitalisme pur.

Le capitalisme est un bouc émissaire pratique ces jours-ci, pourtant il n’a causé aucun des problèmes précités. En effet, vous pouvez appeler cet espèce de mélange indiscipliné de liberté et de contrôle gouvernemental que l’on connaît depuis des décennies ce que vous voulez mais ne l’appelez pas « capitalisme ». Parce que les gens d’affaire au Canada, aux États-Unis et dans le reste du monde occidental ne sont malheureusement pas, croyez le ou non, dans un système capitaliste.

Prenez du recul et rappelez vous le temps juste avant les années Reagan aux États-Unis. La croissance explosive du gouvernement Américain durant les années 60-70 a conduit le pays et le monde dans une récession. Il y avait un fardeau fiscal écrasant, un taux élevé d’inflation, un taux de chômage brutal et une stagnation économique qui ont mené les Américains vers une autre alternative. Cette alternative c’est le Président Reagan qui l’a offerte en dénonçant l’intervention de l’état qui a créé la récession et en promettant « un jour nouveau pour l’Amérique.»

Sous Reagan, les taxes ont été réduites, l’inflation s’est calmée, des réglementations ont été abandonnées et l’économie a subitement repris des forces. Alors que les marchés avaient la capacité de fonctionner a un degré supérieur que par le passé, la plus grande partie des réglementations et de l’état-providence sont restés intacts et les dépenses gouvernementales ont continué à augmenter. Cela a été de mal en pis avec les administrations suivantes. Prenons le cas du Président George W Bush qui se disait le champion des marchés libres et qui a malgré tout a présidé à un contrôle gouvernemental massif via la loi Sarbanes-Oxley ainsi qu’à un énorme programme d’assistance sociale pour les prescriptions de médicaments. Si c’est ça la liberté de marché, je me demande dans quel monde on vit ?!?

Rien de tout cela n’est compatible avec le capitalisme. Le capitalisme est le seul système économique qui reconnaît pleinement les droits individuels incluant celui de la propriété privée. La philosophe Ayn Rand a défini le capitalisme comme étant “l’abolition de toute forme d’intervention gouvernementale dans la production et le commerce, une séparation totale de l’économie et du gouvernement.” “Laissez-faire” veut dire “laissez-faire”: aucun droit d’assistance gouvernementale, aucune manipulation de la banque fédérale, aucune réglementation intimidante, aucun contrôle, aucune interférence gouvernementale dans l’économie. Le rôle du gouvernement dans une société capitaliste se limite à protéger les droits des individus en les protégeant de toute violation de ces droits tout en les protégeant aussi contre la force et la fraude.

Les États-Unis et le Canada ont été proche de ce système dans la dernière partie du XVIIIe siècle. Cela a résulté en une explosion des richesses et une augmentation du niveau de vie. Même aujourd’hui alors que les restants de capitalisme sont estropiés par les contrôles gouvernementaux incessants, on constate que ce sont les pays les plus libres et ceux qui ont le plus d’éléments capitalistes qui ont le plus haut niveau de vie.

Pourquoi blâmerait-on le capitalisme, alors qu’il n’est pas vraiment mis en pratique? Observons la crise actuelle. Les causes de celle-ci sont complexes mais sa force directrice c’est l’interventionisme de l’État et l’interventionisme de l’État est contraire à l’essence même du capitalisme: la Réserve fédérale des États-Unis et la Banque du Canada gardent leurs taux d’intérêts sous le taux d’inflation, encourageant ainsi les gens à emprunter en donnant un élan à la bulle immobilière. Aux États-Unis il y a le Community Reinvestment Act qui force les banques à prêter aux familles pauvres ou qui ont un mauvais crédit. La création de Fannie Mae et Freddie Mac avec des dettes garanties par le gouvernement ont créé des taux hypothécaires artificiellement en créant l’illusion que ces prêts subprime étaient globalement sûrs et rentables.

Des agences licenciées par le gouvernement donnaient alors une cote de crédit AAA à ces prêts hypothécaires garantis par le gouvernement en créant ainsi un faux sentiment de sécurité. L’assurance dépôt et les tenants de la doctrine du “c’est trop gros pour faire faillite” ont corrompu le système financier. Ceci explique pourquoi c’est l’intervention gouvernementale qui a créé la crise des subprimes de 2007. Qui peut alors affirmer sérieusement que les subprimes et les marchés financiers étaient aux limites d’un “capitalisme de cowboy” alors que le tout a été crée avec l’intervention même de l’État?

Cela est juste un exemple de pattern qui survit depuis que le capitalisme a pris son essor: le capitalisme est toujours blâmé pour les maux causés par l’intervention du gouvernement. Alors on propose encore plus d’intervention gouvernementale comme remède. Quoi dire de la Grande Dépression? Malgré les preuves historiques démontrant que c’est la réserve fédérale américaine et le gouvernement qui ont causé la crise de 1929 tout en rendant l’économie incapable de se ressaisir, on a blâmé le laissez-faire. Conséquemment, le pouvoir du gouvernement n’a pas été réduit mais élargi. Quoi dire aussi de la crise de l’énergie des années 1970? Malgré les preuves irréfutables que cette crise fut causée par l’inflation monétaire aggravée par l’abandon du « gold standard » par l’administration Nixon et empirée par le contrôle des prix, ce sont les pétrolières « cupides » qui ont subi les reproches. La solution fut encore d’apporter plus de contrôle gouvernemental.

Il est temps de cesser de blâmer le capitalisme pour les péchés de l’interventionnisme gouvernemental et donner à la politique du “laissez-faire” sa chance.

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