Ann Coulter au Canada
Des responsables de la sécurité ont annulé le discours qu’Ann Coulter devait prononcer à l’Université d’Ottawa, mardi soir, par souci pour sa sûreté.
Avant même le début de sa tournée canadienne, Mme Coulter a reçu une mise en garde secrète du doyen de l’Université d’Ottawa au sujet des limites de la liberté d’expression au Canada.
La lettre a immédiatement été coulée vers des agences de nouvelles conservatrices. A l’une d’elles, Mme Coulter, choquée, a affirmé que l’université la menaçait de la poursuivre au criminel en raison de son discours.
Quel bel exemple de l’hospitalité canadienne. François Houle Vice-recteur aux études de l’Université d’Ottawa a pris la peine d’écrire une lettre a la célèbre militante de la droite américaine Ann Coulter afin de l’avertir que les Canadiens ne jouissent que de la liberté de parole sous supervision gouvernementale.
Quelle lettre déplorable et embarrassante, et ce, même selon les standards académiques canadiens (ou québécois vu que c’est un québécois qui a écrit cette lettre) Est-ce que Monsieur Houle écrit à tous les visiteurs de l’université des lettre de ce genre? Ou garde-t-il seulement ses pouvoirs de télékinésie afin de détecter des « pré crimes » de ceux qui sont des suspects idéologiques? Ceux avec qui il ne partage pas les mêmes opinions.
Je crois que cet imbécile de François Houle aurait eu pas mal de difficulté de convaincre la GRC ou la police d’Ottawa de porter plainte au criminel contre un discours de Mme Coulter car ceux-ci réalisent que le Canada n’a pas besoin d’avoir l’air encore plus con qu’il ne l’est présentement dans ce domaine sur la scène internationale. Houle aurait probablement dirigé sa plainte à la Commission des Droits de la Personne. Mais vous savez quoi? Je ne crois pas qu’ils ont envie de repartir la guerre de la liberté d’expression qu’ils avaient faite récemment contre le magazine Maclean’s et Ezra Levant, et ce, à l’échelle nucléaire. Imaginez Ann Coulter témoignant devant une commission parlementaire à Ottawa? Je crois que les propos de Monsieur Houle ne sont que des calembraines venant d’un branleur de la gogauche.
Voilà l’état pitoyable dans lequel notre société présumément libre est réduite. Voilà pourquoi prendre position fermement pour la liberté d’expression revêt de plus en plus d’importance aujourd’hui, car ceux qui président dans les endroits o ù les débats doivent être honnêtes veulent emprisonner le discours dans un espace idéologiquement restreint et dans le cas de François Houle il s’agit menaces de représailles judiciaires envers une intellectuelle de la droite américaine dont les prises de position dérogent a son orthodoxie.
Beaucoup d’américains détestent Ann Coulter mais cela à pris un canadien, québécois de surcroît, pour la criminaliser. Le sentiment de condamnation qu’il a tenté de semer autour d’elle, est en contradiction avec 800 ans de l’héritage de cette même loi canadienne dont il fait mention dans sa missive. Les canadiens devraient lui faire le message poliment en lui expliquant que bien qu’il vive au frais des contribuables canadiens, il ne parle pas en leur nom. Les coordonnées de François Houle sont ici.
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