Le développement durable et les éco-socialistes
Les militants environnementalistes utilisent l’expression « développement durable » pour nous faire croire qu’ils ne sont pas simplement des fanatiques anti-entrepreneurs et qu’ils sont pour un développement social écologique.
Il y a vingt ans “Le mur de Berlin est tombé et, une semaine après, les socialistes et les gauchistes, s’étaient déjà tous recyclés dans l’environnement” comme écrivait Foglia dans La Presse. Les éco-socialistes devaient trouver un moyen “durable” d’imposer leurs idées à la population. Le terme “socialisme” ne vend plus mais il a ses mandataires, et l’un d’entre eux est l’expression “développement durable”.
Comme la plupart du verbiage gauchiste, le “développement durable” est conçu pour donner l’impression d’être quelque chose que tout le monde veut. Mais ce que l’on ne vous dit pas, c’est qui va décider ce qui est durable et ce qui ne l’est pas. Ce n’est ni les consommateurs ou les entrepreneurs qui décident, mais le gouvernement, comme a l’époque de l’URSS. Et comme on sait que tout ce que le gouvernement administre est en faillite ce n’est guère rassurant. (peu importe le pays)
La notion de “développement durable”, variante du socialisme, a été créé lors d’une conférence commanditée par l’ONU en 1981 au Canada. Depuis lors, des organisations comme Wordlwatch font la promotion de ce nouveau genre de société planifiée. L’idée a été adoptée par plusieurs gouvernements eu travers le monde, incluant le notre. Ici au Québec il y a des groupe comme Novae Communications se disent “indépendant” mais qui vivent à coups de subventions gouvernementales et dont la raison d’être est de répandre “la bonne nouvelle” en faisant la promotion du développement durable aux gens d’affaires, représentants d’ONG, administrateurs publics et chercheurs.
Le “développement durable” est un atout majeur dans les relations publiques des néo-malthusiens, ceux la même qui prédisaient l’apocalypse dans les années 1970 du à la surpopulation et l’épuisement des ressources. En 1987, alors que la Commission Mondiale sur l’Environnement et le Développement des Nations Unies publiait le rapport Brundtland intitule en français “Notre avenir à tous” , le développement durable fonctionnait comme un nom de code pour le malthusianisme. L’expression » développement durable » est apparue pour la première fois de manière officielle dans ce rapport, rédigé par madame Gro Harlem Brundtland, alors Premier ministre de Norvège.
A la différence des précédents rapport catastrophistes, celui ci ne contient aucune prédictions spécifique d’effondrement environnemental. Cependant, le ton du texte est apocalyptique et je cite ici un exemple: “[…]le bien-être et la survie même des habitants de notre planète dépendent de cette réforme, et que celle-ci doit se faire sans attendre.” Lien La réforme proposée est la planification de l’économie coordonnée par l’ONU par le biais de taxes sur la pêche, le minage des fond marins, le stationnement pour les satellites géostationnaires, et le commerce international.
Il y a 70 ans Ludwig Von Mises a prouvé l’impossibilité d’une planification centrale de l’économie. Ses conclusions ont été confirmées en 1989, par la chute de l’empire soviétique. L’URSS était le summum de la planification économique centralisée. La banque mondiale a déjà eu à son emploi, Herman Daly, auteur du classique néo-malthusien intitulé « the Steady State Economics », ou Daly explique sa vision d’une économie basée sur le développement durable. L’économie idéale selon Daly est gérée par un gouvernement sage ne permettant pas que la réserve des ressources soit plus basse que le niveau désiré tout en restreignant la croissance de la population en vendant des “licences de naissance” transférables donnant le droit d’avoir un enfant.
Une autre des combines de Daly a la Banque Mondiale fut l’Index du Bien Etre de l’Economie Durable (Index of Sustainable Economic Welfare) qui était sensé de remplacer le Produit Intérieur Brut (PIB) en comptabilisant des items comme la perte de zones humides. Etant donne que ces items n’ont aucune valeur, leur montant de leur inclusion est purement arbitraire.
Le développement durable a acquis de plus en plus de popularité depuis le sommet de RIO de1992. Les environnementalistes espèrent un jour inciter nos gouvernements à signer des traites les forçant à adopter des pratiques de développement durable.
Pourquoi le développement durable est-il si populaire? Pour les environnementalistes c’est une expression pratique qui représente tout le mouvement en allant des éco-socialistes jusqu’aux amateurs de randonnée pédestre en foret. C’est populaires chez les scientifique et les économistes parce-qu’en tant qu’ « experts » en la matière, ils seront ceux qui décideront ce qui est durable et ce qui ne l’est pas.
Pour ceux d’entre nous qui ne gagnons pas notre vie en annonçant la fin du monde a la Saint Glinglin le développement durable ne peut qu’apporter que ce que le gouvernement apporte de meilleur: la pauvreté. Au moins cette fois ci les environnementaliste auront la consolation de savoir que c’est pour notre bien.
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