août
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Droit à l’avortement (Deuxième partie)

avortement
Dans son éditorial publié aujourd’hui, Marie Claude Lortie, essaie de nous faire croire que « droit a l’avortement » = « droit de se faire payer l’avortement ». 

 
«Je n’en reviens pas que, 21 ans après l’arrêt Morgentaler, il faille encore se battre pour faire respecter le droit à l’avortement. Je n’en reviens pas…» [LA PRESSE]

Elle dit aussi:

“Ces mots sont durs, mais le droit à l’avortement est protégé par la Constitution et défendu par la Cour suprême. Et le ministère de la Santé du Québec, qui a comme responsabilité de garantir l’accès à ce service, le remet en question. C’est grave. La moindre des choses serait que, faute de faire son travail, il cesse de tomber sur la tête de ceux et celles qui le font à sa place.” [LA PRESSE]

Je suis d’avis que le droit au logement par exemple n’inclut pas le droit de se faire payer le loyer par quelqu’un d’autre.  Le droit de manger n’inclut pas le droit d’aller au restaurant gratuitement. Il en va de même pour l’avortement.
 
Une société morale est une société d’individus libres fondée sur des échanges librement consentis et le droit de propriété, une société du droit et du contrat respectant le principe des droits individuels. Comme je le disais dans mon article précédent une femme a le droit de se faire avorter car elle est propriétaire de son corps et son corps n’appartient pas au gouvernement.
 
Lorsque que les féministes professionnelles tentent de confondre le droit a l’avortement avec celui du droit de se le faire payer dès lors on opère un transfert du concept de « droit » du domaine politique au domaine économique, on glisse vers le collectivisme: droit a l’avortement, droit à un emploi rémunérateur, droit à un logement décent, droit à des soins médicaux, à l’éducation. Aux frais de qui?
 
Marie Claude Lortie s’amuse à parler de « droit constitutionnel » et de Cour Suprême. Dans la constitution le concept de droit n’inclut pas le droit de forcer les autres à payer pour nos problèmes. Quant à eux, les pères fondateurs de nos voisins Américains parlaient du droit à la poursuite du bonheur et non du droit au bonheur. Ce qui est protégé par la constitution canadienne c’est le droit à l’avortement et non ce qu’il en coûte pour se faire avorter! Une femme peut aller dans une clinique et se faire avorter n’importe quand, elle n’a qu’à se le payer. Les droits doivent se limiter à n’être que des principes moraux qui définissent et protègent la liberté d’action d’une personne, en n’imposant aucune obligation aux autres. Lorsqu’on parle de droit de se faire payer l’avortement on parle d’imposer une obligation aux autres et les « autres » c’est le contribuable.

Lire aussi:

Loi 34: On fait quoi?

Le blogue du Culbec Suicidaire sur l’avortement

Accès à l’avortement : démission du ministre de la santé réclamée

  • Annie

    Et si la femme n'a pas l'argent? Elle fait quoi?

    Pas plus tard que hier soir, j'ai vu pour la première fois de ma vie, une femme qui quêtait dans les wagons du métro de montréal… avec un bébé naissant!

    Tu veux vraiment qu'il en aille plus de ce genre de femmes?

    Le contrôle des naissances est la responsabilité d'une société. Oui, les individus ont leur part à faire, mais les femmes n'ont pas à payés pour cela.

  • admin

    Les femmes sont entièrement responsables de leurs grossesses. Elles doivent assumer les frais de leur exercice du droit à l’avortement. Elles ont la pilule, la pilule du lendemain et le stérilet. Elles peuvent exiger le port du condom et j’en passe.

    Le financement par l’état de l’avortement comme tout autre forme de service social ou de santé est immoral. On tombe inexorablement dans l’état providence. Je n’ai rien contre le fait d’aider les autres (comme la femme dont tu parles) s’ils en valent la peine. Toutefois je ne considère pas cela comme étant une vertu. Ce n’est même pas un devoir moral.

    Moralement et économiquement, l’état-providence tire la société vers le bas. Moralement les chances de satisfaire la demande de service payés par l’état élargît la demande de façon exponentielle, et ce, avec moins en moins de présumée justification. Économiquement, les demandes forcées des groupes de pression, dans ce cas-ci les groupes de femmes, imposent des privations indues sur les autres créant ainsi un mélange inextricable de victimes (comme la femme que tu nous décris) et de simples parasites.

    Dans l'état providence c’est le “besoin” et non la réussite qui est le critère de financement, le gouvernement sacrifie les groupes productifs de notre société qui n'ont pas besoin d'aide (via l’impôt entre autres) dans le but d’aider ceux qui sont dans le besoin.

    Il y a deux genre de besoin dans ce processus: les besoins des groupes qui font la demande (dans ce cas-ci c’est les femmes ciblées et les cliniques d’avortement visées) et qui sont proclamés publiquement, et il y a les besoins cachés ceux dont on ne parle pas. C’est le besoin de ceux qui sont a la recherche de pouvoir et qui ont besoin de groupe de bénéficiaires et de femmes dans le besoin afin de gravir les échelons du pouvoir. L’altruisme nourrit le premier besoin et l’ETATISME le second. Le pragmatisme aveugle tout le monde, incluant les victimes et les profiteurs. Non seulement ils ne se rendent pas compte du côte terrible du processus, mais en plus ils n’en ont nullement connaissance.

  • Annie

    Oui, nous avons plusieurs ressources. Mais je te rappelle qu'il n'y a encore aucune méthode de contraception qui est efficace à 100%.

    Chiffres à l'appui:
    http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/contracept...
    Des accidents, c'est platte, mais ça arrive.

    Comment peux-on juger les gens "qui en valent la peine"? Faut-on vraiment attendre que les gens atteignent le fond du baril avant de les aider? Lorsqu'on ne pourra plus rien pour eux et qu'il sera trop tard? Bel acte de compassion.

    Je fait certainement moins d'argent que toi et ça ne me dérange aucunement de payer des impôts pour donner l'accès aux autres à ces services. Avoir accès à la gratuité des services de santé, c'est un droit fondamental qui ne doit pas être touché.

  • admin

    "c’est un droit fondamental qui ne doit pas être touché."

    Justement ce n'est pas un droit. Il ne peut y avoir de droit si ce présumé droit enlève un droit aux autres ou les contraints par la force a faire quelque chose. Comme se faire saisir une partie de leur propriété privée.

  • admin

    On peut juger les gens qui en valent la peine s’ils vous apportent quelque chose ayant une valeur. En tant que capitaliste et objectiviste je crois que l'altruisme est immoral. Si j'aide cette personne, je dois avoir une valeur en échange tel est ma vision. S’il ou elle n'a rien à m'apporter alors pourquoi dois-je me sacrifier pour cette personne c'est immoral tout comme veiller sur l'intérêt des autres pour rien n’avoir en retour. Ce qui est moral c’est de veiller sur mon intérêt personnel. Les religions et les tyrans ont asservi les humains pendant assez longtemps par le biais de l’altruisme. La compassion n'a rien a voir la dedans.

    Je te suggère la lecture de la philosophe Ayn Rand intitule Atlas Shrugged, ce livre publie en 1957 a eu des ventes record depuis le début de la crise.

    Pour certains, la lecture d'Atlas Shrugged a été une révélation intellectuelle, qui leur a permis de comprendre les ravages de la démocratie sociale interventionniste, comme celle de l’état providence Québécois par exemple de même que l'Archipel du Goulag de Soljénitsyne à l'égard du communisme.

  • tete brulee

    cher admin

    de meme qu'une femme doit utiliser de son propre chef un moyen contraceptif si elle ne veut pas tomber enceinte

    un homme ne doit -il pas de meme controler ce à quoi sert son sperme

    si la grossesse est à un moment effective il y a deux personnes en cause

    l'avortement doit etre paye par les responsables (mais ce point était surement un oubli de votre part )

    c'est comme acheter une maison à deux, mais une seule personne rembourse (puisque l'immobilier est de mise je m'y mets aussi)

    c'est quand meme bien triste je persiste

  • admin

    "La grossesse est à un moment effective il y a deux personnes en cause
    L’avortement doit être paye par les responsables..". La femme est celle qui décide de tout avant, pendant et après la grossesse, et ce, parce que son corps lui appartient a elle et pas aux féministes, aux hommes a l'état ou a l'église. C’EST elle qui doit payer.

  • tete brulee

    c'est trop facile comme raisonnement

    attention c'est un discours qui deresponsabilise l'HOMME

    vous ne seriez que des marionnettes entre nos mains ?

    heureusement qu'une femme peut décider de ce à quoi elle destine son corps

    mais je suis désolée, l'homme qui sera ou pas le pere de cet enfant doit accepter ses rsponsabilités à toutes les etapes, quelle qu'en soit l'issue

    sur le plan primaire; l'homme est concu pour feconder le plus de femmes possible.

    c'est un instinct, mais de nos jours, un instinct ça se controle non?

    il y a divers moyens contraceptifs pour hommes

    quel que soit le choix d'une femme enceinte, le pere devra prendre ses responsabilités, car l est en cause dans la creation, cela s'appelle etre responsable (different de : tirer un coup sans capote derriere un boite de nuit )

    voila ce que permet le droit à l'avortement

  • max

    "sur le plan primaire; l’homme est concu pour feconder le plus de femmes possible."

    - sur le plan primaire; la femme est conçue pour faire le plus d'enfants possible….donc on interdit l'avortement?! Quel brainwash féministe…

  • http://harakiri.ca Frederic

    Je ne comprends pas ce que tu veuz dire.

  • Fintan

    L'AVORTEMENT EST UNE ABONIMATION HORRIBLE! >:o

  • v.c

    l'avortement est un choix personnelle! Oui il y a la contraception, mais il peut y avoir parfois un accident entraînant une grocesse non désiré! Si la femme n'est pas prète a avoir d'enfant et qu'elle ne pourrai s'en occuper convenablement, je crois que ce serai mieux l'avortement. Parce que être parent est une grande responsabilité d'après moi dans la vie d'une fille. Un enfant doit avoir des parents capables de s'occuper de lui!

    Et dans le cas d'un viol par exemple, si une filles de 15 ans devient enceinte, Croyez vous qu'elle veulent le garder?

  • Arno