Femmes en politique: extinction ou mutation de l’élite du pouvoir

Publié par admin on mar 6th, 2009 et classé sous Politique, Relations Hommes Femmes. Vous pouvez suivre toutes les réactions à ce billet par le biais de RSS 2.0. Vous pouvez réagir ou faire un trackback à partir de votre site

Avez-vous remarqué que le nombre de femmes augmente en politique au moment même où le vrai pouvoir déserte la politique.

On ne sait toujours pas pourquoi les dinosaures ont un jour disparu. On a longtemps cru que l’homme de Néandertal s’était effacé devant l’Homo sapiens parce qu’il avait le front bas ; certains chercheurs affirment désormais qu’il était au contraire supérieurement intelligent. Peut-être trop. Des millions d’années après, on se perd encore en conjectures. De même, on s’interroge encore sur la quasi-disparition des gens diplômés d’une Faculté de droit, ayant un doctorat tout en étant doté d’une expérience pertinente dans le Conseil des ministres du gouvernement Charest. On le constate, c’est tout.

Cela ressemble à la fin d’un monde. Deux ministres correspondent au profil. Claude Béchard et Raymond Bachand comme l’incarnation figée pour l’éternité du style du politicien classique ; la Vice Première Ministre Nathalie Normandeau, comme la dernière génération des technos new look, abâtardie déjà, féminisée et médiatisée par le biais de “l’équité homme-femme” en politique. Le Curriculum Vitae de Nathalie Normandeau n’est pas vraiment impressionnant. À quoi sert un Certificat en études africaines, de l’Université Laval quand on est Ministre des Affaires municipales ? Tiers-mondiser le Québec peut être?

Charest a dû prendre des femmes, pour des raisons politiques, et faire avec le peu qu’il avait. Il est aussi bon de noter qu’un nombre croissant de femmes apparaissent en politique au moment même où dans l’histoire du Québec le vrai pouvoir déserte la politique.

Depuis environ 20 ans et surtout au niveau provincial les gouvernements n’ont plus les clés du chômage, de l’emploi etc. Dans la mondialisation les politiciens traitent des problèmes de société car ce sont les seuls problèmes qu’ils ont le pouvoir de traiter et ceci explique le nombre croissant de femmes ministres. Elles ne peuvent pas traiter des grands sujets dont elles ne savent pas grand-chose et de toute façon même si elles en savaient quelque chose elle n’ont pas le pouvoir d’agir. Je citais plus haut l’exemple de la Caisse de Dépôt qui a perdu près de 39 milliards ou Standard & Poors a avisé la ministre Monique Jérôme-Forget de ne pas mêler le gouvernement au conseil d’administration de la Caisse de Dépôt et de Placement tout en plaçant la cote de crédit de la société d’État sous surveillance avec «implications négatives» pour une période de trois mois.

Résultat : La ministre Forget a dû renoncer à une commission d’enquête. Elle n’a aucun pouvoir … Donc il y aura probablement une commission parlementaire pour enterrer l’affaire.

Il y a même le clown Amir Khadir qui a enjoigne la firme de cotation Standard & Poor’s de cesser de se mêler des affaires du Québec et de traiter les Québécois « comme des colonisés ». La n’est pas le problème mon cher Amir! Le problème c’est que la mondialisation a fait baisser le pouvoir des gouvernements tant au fédéral qu’au provincial. Les financiers internationaux dominent l’économie et par le fait même les politiques adoptées par nos gouvernements; Québec n’est qu’un nain, face aux tycoons mondiaux ; La majorité des législations sont dictées par les tendances en cour et par les accords internationaux, (on a qu’à se rappeler de Charest qui prenait les ordres d’Al Gore lors de sa dernière visite au Québec en avril 2008) . Les « lois » du Québec, jadis indépendantes, sont désormais le produit de « compromis » passés avec les partenaires du Québec. Le sort de l’agriculture du Québec, par exemple, ne dépend plus que des négociations au sein du Canada et de l’OMC. Il en va de même pour le sort de la Caisse de Dépôt d’où les firmes de crédit régissent la politique du gouvernement d’où le choix de Monique Jérôme-Forget, qui n’a aucune compétences adéquates pour être Ministre des Finances. On a qu’à jeter un coup d’oeil sur son CV pour voir une série d’études non-terminées. C’est le genre qui ne termine pas ce qu’elle commence sauf, bien entendu, son Doctorat en psychologie. En passant, depuis quand les psychologues sont-ils qualifiés pour exercer la fonction Ministre des Finances au Québec? Réponse : Depuis que le vrai pouvoir a déserté la politique comme je l’explique plus haut.

Iriez-vous voir un psychologue pour gérer vos placements financiers? C’est à pisser de rire. Charest avait seulement besoin d’une femme parce que ça parait bien en politique voila tout.

C’est la même chose dans la haute fonction publique, les hommes les plus brillants, profitant de la vague de privatisations engagées dans les vingt dernières années, ont depuis investi les places les plus gratifiantes dans les grandes entreprises. Salaires mirobolants, stock-options pantagruéliques et stratégies d’entreprises planétaires. Nos plus hauts fonctionnaires ont intégré avec délectation les rangs cossus de la bourgeoisie mondiale. Ils se sentent citoyens du monde.

Ces purs produits de l’intelligence produite au Québec regardent désormais leur terre natale de loin, avec une pointe de commisération. Un poste de ministre leur semble une régression professionnelle. Un poste de femme!

Nous vivons une période transitoire où la domination du politicien classique n’est plus et où celle de leurs successeurs n’est pas encore.

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