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Que Veut Vraiment Dire Le Mot Liberté en Politique?

Les mots liberté et démocratie sont répetés sans cesse par nos politiciens et dans les médias. Ils sont utilisés interchangeablement dans le discours politique moderne, et ce, même si leurs significations sont différentes.

George Orwell a écrit à propos des mots dépourvus de sens qui sont répétés sans cesse dans les médias ainsi que dans l’arène politique. Des mots comme liberté, démocratie et justice. Orwell a expliqué qu’on a tellement abusé de ces mots qu’ils sont devenus vides de sens. Selon Orwell, les mots en politique sont utilisés de façon malhonnête. Parce qu’il n’y a pas de signification précise derrière ces mots, l’élite politique peut alors embrouiller la réalité et conditionner la population à associer automatiquement certains mots avec des perceptions de la réalité positives ou négatives. Autrement dit, des faits désagréables peuvent être cachés intentionnellement à l’aide d’un langage vide de sens. Un des résultat demeure dans le fait que les Québécois et les Canadiens ont accepté le mot démocratie comme un synonyme de liberté, un mot qui est incontestablement bon.

Le problème c’est que démocratie ne veut pas dire liberté. La démocratie c’est simplement le majoritarisme, qui est par nature incompatible avec la vraie liberté. Combien de Canadiens savent-ils que le mot démocratie n’existe nulle part dans la constitution Canadienne ou même encore, Américaine? Le mot démocratie n’apparaît nulle part dans les documents qui ont fondé le Canada.

Prenons le cas de l’Iraq. Une élection démocratique en Iraq, sans l’intervention des Etats-Unis et ses candidats fantoches mènerait très certainement à la création d’une théocratie chiite. Un gouvernement religieux chiite voudrait dire l’asservissement des minorités kurdes et sunnites. Le résultat serait démocratique, mais serait-il libre? Est-ce que les kurdes et les sunnites se considéreraient libres? Le gouvernement américain parle de démocratie en Iraq, mais est-il prêt à accepter un gouvernement élu démocratiquement en Iraq peut importe son attitude vis-à-vis de l’occupation Américaine? Je ne le crois pas. La vérité est que personne ne sait ce que les Irakiens seront dans le futur. Il ne sont certainement pas libre lorsqu’une armée étrangère occupe leur territoire. Ce qui est important ce n’est pas de savoir si l’Iraq va adopter un gouvernement démocratique de type occidental mais bien de savoir si les Iraqiens ordinaires vont pouvoir vivre leur vie personnelle, religieuse, sociale et professionnelle sans interférence gouvernementale.

En somme, la liberté est l’absence de contraintes. Les pères fondateurs du Canada et des Etats-Unis ont créé les gouvernements les moins coercitifs de l’histoire. La Constitution américaine, par exemple, a établi un gouvernement limité et décentralisé afin d’assurer la défense du pays avec quelques autres pouvoirs.
Ce sont les cinquante États qui ont le pouvoir de protéger leur population contre la fraude et la criminalité. Pour la première fois dans l’histoire du monde un gouvernement a été crée afin de protéger les droits, la liberté et la propriété de ses citoyens. Toute contrainte au-delà de ce qui est nécessaire afin de protéger ces droits était interdite. Les pères fondateurs des États-Unis croyaient qu’un gouvernement démocratique pouvait être aussi tyrannique que n’importe quel roi.

Peu de gens comprennent que toute action du gouvernement est nécessairement coercitive. Toute action gouvernementale nécessite de l’impôt. Si l’impôt était payé librement il serait appelé donation . Si on a l’intention d’utiliser le mot liberté, on devrait avoir l’intégrité de lui donner son vrai sens: la liberté c’est de vivre sans contrainte gouvernementale. Donc quand un politicien parle de liberté pour tel ou tel groupe, demandez-vous la question suivante : parle-t-il de plus d’action gouvernementale ou moins?

La gauche a assimilé la liberté avec la libération de désir matériel et le tout par le biais d’un gouvernement bienveillant (et énorme) dont le but serait de créer l’égalité sur terre. Pour la gauche soit disant “progressiste”, les humains sont libres seulement quand les lois de l’économie sont mises en veilleuse et que le propriétaire est rabroué, le dentiste ne présente plus de facture et l’épicerie est gratuite. La philosophe Ayn Rand a démoli cet argument en expliquant que la liberté proposée par la gauche est seulement possible lorsque le gouvernement retire certaines libertés aux autres. Autrement dit, la mainmise du gouvernement sur la propriété de ceux qui doivent fournir le logement, les soins médicaux, l’assistance sociale, la nourriture est coercitive. Le Libéralisme, qui autrefois était en faveur des libertés politiques et civiles, est devenu synonyme de contrainte gouvernementale.

La droite quant a elle, mesure la grandeur du pays par le biais de ses interventions militaires. Tout comme la gauche, les Conservateurs modernes sont en faveur d’un gouvernement central fort, mais dont le but est de promouvoir l’armée, le monde corporatif et la religion. À la différence des Conservateurs du passé, nos Conservateurs actuels sont désireux de gonfler les dépenses du Gouvernement, d’augmenter les budgets de la police, et d’intervenir militairement partout dans le monde. Les derniers liens entre les Conservateurs et l’idée de la réduction de la taille du Gouvernement ont été rompus. Le Conservatisme qui autrefois voulait dire respect des traditions et méfiance envers un gouvernement trop actif est devenu un gouvernement ou règne l’utopisme grandiloquent.

Orwell avait raison quant à l’utilisation de mots vides de sens en politique. Si on espère demeurer libre on doit couper au travers le brouillard et comprendre la vraie signification des mots utilisés par les politiciens tentant de nous duper. Le Canada n’est pas une démocratie car la Constitution impose des limites au gouvernement qu’aucune majorité ne peut annuler. On doit résister au mot liberté quand il est utilisé pour décrire une action du gouvernement et l’appeler par son vrai nom: ÉTATISME.

Tous les politiciens du monde sont en faveur de la liberté. Le problème c’est qu’aucun d’eux ne comprend la signification du mot en question.

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