George W Bush : Cow-Boy Jusqu’à la Dernière Heure
Jeudi dernier George W Bush a fait son discours d’adieu pour une dernière fois. À 112 heures de son départ de la Maison-Blanche, le président a tracé un bilan largement positif de ses huit années passées à diriger les États-Unis…
Il a décrit l’Afghanistan comme un endroit idéal pour prendre des vacances en famille alors qu’en vérité seul des fous suicidaires voudraient s’y aventurer sans convoi militaire. (Et encore)
Il a loué l’Irak comme étant un « ami des Etats-Unis » sans mentionner le fait que le meilleur ami de la majorité chiite du pays c’est l’Iran pas les Etats-Unis.
Il a affirmé que son plan d’assurance maladie a apporté « la paix d’esprit chez les aînés » alors que ce plan a été tourné au ridicule tellement il est chaotique et mal organisé.
Il a prétendu que « l’air, l’eau et la terre en Amérique sont plus propre. » Qui a donc mesuré tout ça? Les membres de l’administration Bush refusaient d’ouvrir les emails de leur propre Agence de Protection de l’Environnement (EPA) parce qu’ils contenaient de l’information au sujet des gaz à effets de serre dangereux pour la santé publique.
C’est avec un étonnement pueril que j’ai entendu Bush affirmer que les gens qui « vivent libres ne choisissent pas volontairement des dirigeants qui poursuivent des campagnes de terreur » remarquable prétention si l’on tient compte du Hamas dont les dirigeants qui « poursuivent des campagne de terreurs » ont été choisi par des gens a qui l’on a donné la liberté de choisir qui ils veulent.
Un autre moment fort du discours c’est quand le Président clame avec fierté que même s’il y a des gens qui n’ont pas aimé toutes ses décisions « il a toujours été là pour prendre les décisions difficiles à prendre. » Il garde son attitude de cow-boy jusqu’à la fin.
Oui il a pris des décisions difficiles, mais qu’est ce que cela peut bien faire si toutes les décisions prises sont les mauvaises. Bush n’a pris que des mauvaises décisions les unes après les autres.
Il a eu tort avec l’Irak et Saddam ainsi qu’avec les armes de destruction massive. Il a eu tort d’ignorer l’Afghanistan. Il a eu tort au sujet de Katrina. Il a eu tort à propos de l’économie. Il a eu tort à propos des mises sur écoutes illégales. Il a eu tort au sujet de la torture. Il a eu tort avec Guantanamo et j’en passe…
Ce discours c’était du « spin » dangereux. C’est facile d’avoir pitié pour un gars qui a été en haut de l’échelle pendant si longtemps et qui redescend. Mais plus il provoque la sympathie et plus vulnérable nous devenons à ses mensonges.
Et puis il y a l’équipe de son remplaçant qui nous vend le rêve d’une Amérique révolue comme nous l’explique si bien Louis-Philippe Lafontaine dans son dernier billet…
-
Arno
Sponsors
La dette en temps réel
Articles récents
- Des indignés violent le règlement municipal au Mont Royal
- Liens du jour
- Les femmes n’ont pas besoin des hommes
- Les gauchistes sont les héritiers de la Révolution Française et de la cohue
- Pauline Marois joue la carte du sexisme afin d’augmenter sa popularité dans les sondages
blogroll
- Antagoniste
- L'informatrice
- L’insolent
- La Clique du Plateau
- Le Blog de Joanne Marcotte
- Le blog Jacques Brassard
- Le Blogue du Plateau
- Le blogue du QL
- Le brouilleur d’ondes
- Le Dissident
- Le Québécois Libre
- Les Analystes
- Terrain de jeux

Starfury
